L'usine "verte" de Montreuil

Fermeture de l'usine SNEM de Montreuil, suivi sanitaire, accompagnement des salariés et dépollution du site

Par Année

Cela fait plus de 10 ans que les riverains alertent les pouvoirs publics. Et que les rapports d’inspection des administrations compétentes signalent des problèmes. En 2007, le rapport de l’inspection des installations classées rappelle que les résultats d’analyse de la Direction de l’Eau et de l’Assainissement (DEA) « sont catastrophiques : (…) – en chrome total 21,6 mg/l au lieu de 6 – en aluminium 714 mg/l au lieu de 5 – en métaux totaux 738,8 mg/l au lieu de 15 ». En 2011, le bureau d’étude Analytika conclut que « tous les échantillons soumis à notre expertise sont effectivement fortement contaminés par de nombreux produits chimiques ». En 2016, la Cellule D’ASsistance Technique Départementale signale que « L’analyse faite par le laboratoire agréé permet de confirmer la non-conformité en concentration des matières en suspension détectée lors de l’échantillonnage du rejet (…) dû à la présence de tensio-actifs. (…) Cet incident ponctuel fera l’objet d’une surveillance (…) Il est fondamental de maîtriser les risques liés aux nuisances olfactives d’hydrogène sulfuré en équipant le personnel ou la station d’un détecteur de gaz adapté, et en mettant des masques à cartouche à disposition (…) Au delà de 200ppm : la mort est quasi instantanée pour toute personne respirant ce gaz ». En avril 2017 l’inspection des installations classées note, entre autres non conformités, que « le stockage des déchets dangereux est contraire à 11-2 de l’arrêté préfectoral complémentaire n°07-4154 du 19/11/2007 (absence de rétention, non protection vis-à-vis des intempéries, incompatibilités des bidons « vides » entre eux non gérée, etc) ». L’inspection du mois de juillet relève 18 non conformités, dont 3 notables qui justifieront l’arrêté de mise en demeure. Le 1er août 2017, le Laboratoire central de la Préfecture de Police effectue des prélèvements dans les locaux de la SNEM et au niveau des bouches d’aération : alors que la Préfecture conclut que tout va bien, nous relevons du Tétrachloroéthylène 14 μg/m3 , produit cancérigène qui n’est officiellement plus utilisé par la SNEM (Soit l’exploitant l’utilise toujours frauduleusement, soit des émanations dues à la pollution des sols remontent par effet de « dégazage »), du Chrome 6 à 3,6 μg/m3 pour une valeur seuil VLEP sur 8 heures fixée à 1μg/m3, du Dioxyde de soufre à 150μg/m3 alors que les valeurs limites pour la protection de la santé humaine sont une moyenne journalière 125 μg/m3 à ne pas dépasser plus de trois jours par an (source Union Européenne + Airparif) et du benzène à 7,7μg/m3 alors que les valeurs limites sont de 5 μg/m3 depuis 2013 et 2 μg/m3 depuis 2016 (décret n°2011-1727 du 2 décembre 2011 relatif aux valeurs guides pour l’air intérieur pour le benzène).

Les rapports permettent de constater que l’histoire se répète inlassablement et que tout espoir de mise aux normes est illusoire.

La chronologie depuis 2001

Rapports 2017-2015

Rapports 2014-2012

Rapports 2011-2009

Documents avant 2009

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